Qualité de l'air extérieur
Étude sur les gaz d’échappement des autobus scolaires du Nouveau-Brunswick
L’Association pulmonaire du Nouveau-Brunswick, en collaboration avec Santé Canada, Environnement Canada et le ministère de l’Éducation du Nouveau-Brunswick, et avec l’appui du Conseil de recherche et de productivité du Nouveau-Brunswick et de Environnment and Human Health Inc., Connecticut, a une étude visant à mesurer l’exposition des élèves aux polluants émis par les moteurs diesel pendant les trajets en autobus scolaires et lors des trajets effectués à pied.
Environ 95 000 élèves, soit 77 % des élèves inscrits dans des écoles du Nouveau-Brunswick, utilisent le transport scolaire et sont exposés à cette source d’émissions de moteurs diesel sur une base quotidienne. Des études récentes ont révélé un lien entre les maladies pulmonaires et cardiovasculaires et l’exposition aux polluants de l’air.
Durant l’étude, réalisée entre le 24 avril et le 19 juin 2003, on a mesuré les niveaux de polluants provenant des gaz d’échappement de 41 autobus; pour ce faire, 86 trajets en autobus et 20 trajets à pied ont été testés. Les trajets étaient typiques de ceux empruntés par les élèves fréquentant l’ école primaire de New Maryland, l’école Gesner Street à Oromocto et l’école Alexander Gibson Memorial School à Fredericton.
L’étude avait pour objectif de mesurer les niveaux réels de polluants provenant des gaz d’échappement de moteurs diesel. Elle n’était pas consacrée à l’impact de ces polluants sur la santé des enfants.
L’autobus scolaire est considéré comme un bon moyen de transport parce qu’il est sécuritaire et qu’il réduit les embouteillages en permettant une réduction du nombre de véhicules sur les routes Cependant, les niveaux de polluants mesurés dans les autobus dépassent, dans l’ensemble, les niveaux mesurés dans l’air ambiant. Lorsque certains facteurs sont réunis, comme des trajets courts, des arrêts fréquents et une circulation dense, ces niveaux de pollution sont en moyenne deux à trois fois plus élevés que lors de trajets effectués à pied.
L’étude a montré que les niveaux d’exposition des enfants aux polluants atmosphériques dans les autobus scolaires du Nouveau-Brunswick étaient plus faibles que ceux mesurés dans le cadre d’autres études réalisées à Los Angeles et dans des villes du Connecticut et de la Colombie-Britannique. Elle a de plus révélé que les concentrations de polluants à l’intérieur des autobus étaient semblables, quel que soit l’âge des véhicules, ce qui démontre que nos autobus sont bien entretenus.
L’étude se termine par une série de recommandations sur la façon de réduire les niveaux de pollution atmosphérique dans les autobus. Dans un geste proactif, le gouvernement du Nouveau-Brunswick annonçait, en octobre 2005, l ’adoption d’une politique provinciale d’élimination du régime de moteur au ralenti pour les autobus scolaires, la première en son genre au Canada. Par ailleurs, le gouvernement du Canada a mis en place un nouveau règlement visant à réduire la teneur en soufre maximale autorisée de 500 à 15 ppm (parts par million) pour les véhicules diesel d’ici 2006. Cette législation permettra d’équiper les autobus de nouveaux systèmes antipollution et de réduire les émissions de polluants atmosphériques.
Évaluation de l’exposition des élèves aux polluants émis par les
moteurs diesel pendant les trajets en autobus scolaire
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